Citation
« Une théorie ne ressemble pas plus à un fait qu’une photographie ne ressemble à son modèle. »
Edgar Watson Howe
Documentation web
Les modèles de structure nucléaire les plus connus sont :
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Noyaux et modèles et Comment modéliser le noyau ?
Le modèle en couches du noyau atomique, analogue à celui des spin-orbitales électroniques, dont la théorisation est encore à l'étude à l'heure actuelle, est fondé sur le fait que les nucléons :
Ce modèle macro-microscopique, développé par Maria Goeppert-Mayer (1906-1971) en 1948, suppose que les nucléons se trouvent sur des orbites énergétiques et sont indépendants.
Il a fallu d'abord expliquer les nombres magiques. De nombreuses méthodes ont été utilisées pour essayer de les calculer, en ajoutant au fur à mesure proton et neutron (cf. modèle en couche).
1. On a d'abord considéré que le niveau $n$ correspond à la couche, comme pour le nombre quantique principal électronique, avec la différence majeure qu'on commence la numérotation à 0.
On trouve (n+1)(n+2) dégénérescences avec l'oscillateur harmonique tridimensionnel, en prenant en compte le spin.
$\ell$ est relié à $n$ :
2. Puis, on s'est servi des nombres quantiques $j$, $j_z$ et la parité pour faire intervenir l'interaction spin-orbite.
3. Enfin, en 1954, R. D. Woods et David S. Saxon utilisèrent le potentiel de Woods-Saxon, potentiel de champ moyen pour les nucléons (protons et neutrons) à l’intérieur du noyau qui décrit de manière approximative les forces qui s’appliquent entre les nucléons : ce potentiel remplace le puits de potentiel carré (cf. particule dans un puits).
$V(r)=-\dfrac{V_0}{1+exp(\frac{r-R}{a})}$
En combinant l'interaction spin-orbite et le potentiel de Wood-Saxon, on aboutit à ce que :
Soit $n=3$, $\ell=1,\;3. Pour $\ell=3$ par exemple, $j=3+1/2=7/2$ et $j=3-1/2=5/2$, avec $2j+1$ nucléons dans chaque état d'où, 8 et 6.
On arrive à ce modèle de structure nucléaire :
Si on ajoute le nombre d'états de chaque couche, on retrouve bien les nombres magiques : 2, 8, 20, 28, 50, 82, 126.
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Ce modèle décrit bien les couches et les noyaux dans leur état fondamental qui se remplissent progressivement selon le nombre de nucléons, mais l'énergie de liaison totale est loin d'être exacte.
Chaque nucléon est soumis à un champ de potentiel exercé par les autres nucléons (
Champ moyen dépendant du temps et corrélations d'appariement).
1. Ce champ moyen dans l'approche de Hartree-Fock est dit auto-cohérent : les particules indépendantes évoluent dans un champ créé par elles-mêmes, qui dépend de la structure du noyau dont le coeur n'est plus considéré comme inerte.
Les solutions des équations brisent souvent la symétrie en provoquant des déformations ou en ne respectant pas la conservation des particules (approche dite Hartree-Fock-Bogolyubov).
2. Il n'y a aucune raison pour que le noyau soit sphérique, comme dans le modèle en couche (
Modèle et déformation : chapitre 3).
On peut l'expliquer succinctement. Les nucléons, comme les électrons, ont un moment angulaire total $j$ dont la projection sur l’axe de quantification vaut $j_z$.
Dans le monde sphérique du modèle en couches, l’état $J$ est dégénéré et accueille $2J+1$ nucléons (par exemple, si $J=5/2$, 6 nucléons).
Pour calculer plus précisément les niveaux énergétiques, on se sert alors avec des corrections du modèle de la goutte liquide en y incluant les déformations.
Tout est bien expliqué dans Modèle et déformation : chapitre 3.
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Et là, cela devient beaucoup plus compliqué : voir comment modéliser le noyau ? et les pages du net pour en apprendre plus. En outre, les recherches sont encore en cours et le modèle n'est pas encore satisfaisant.
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